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Octobre 2008

                              Adressé à l'Est Républicain... Non paru... Pas même une allusion...


COMMUNIQUE du 05/10/2008

DECHETS "FAVL"  (Déchets à faible activité et à vie longue)

"Gondrecourt, Saint-Blin, Grand et les autres…"


     Elus meusiens et haut-marnais déjà opposés au futur centre de stockage de BURE, nous nous élevons contre les dérives démocratiques suscitées par la question de l’enfouissement des déchets nucléaires FAVL auquel nous sommes bien évidemment opposés,  mais question qui semble ne pas poser de problème à certaines municipalités, outrepassant, sur un sujet aussi sensible et engageant pour l’avenir, le mandat électif qui leur a été confié, en refusant notamment toute initiative de consultation populaire préalable à toute décision, en se précipitant aveuglément avant toute campagne d’information contradictoire suffisamment longue.

     Nous ne comprenons pas et condamnons le démarchage éhonté de l’ANDRA, des pouvoirs publics et Conseils Généraux directement auprès des communes, en les incitant à se porter candidates à l’implantation éventuelle, sur leur territoire, d’un site d’enfouissement de ces déchets en contrepartie de substantiels avantages financiers, comme s’il ne s’agissait que d’une affaire de construction d’une usine de sucettes. Nous refusons en bloc cette démarche qui tend à banaliser les déchets nucléaires en les ramenant au niveau de simples déchets ménagers.

     Nous sommes en présence, ne l’oublions pas, d’une affaire que n’a encore jamais connue l’espèce humaine : il s’agit de décider, pour quelques élus, d’accepter de polluer à vie…très très longue… un territoire dont les communes  ne sont que les gestionnaires d’un moment, à charge pour les générations futures de supporter les erreurs du passé.
     En la matière, l’usage qui est fait du droit actuel est inadéquat et immoral.  

     D’un point de vue plus pragmatique, comment, d’un côté, nous expliquer que « BURE » est soit disant devenu une affaire « nationale », et de l’autre, démarcher localement les communes pour un nouveau projet d’enfouissement du même ordre ?

     Enfin, quelle légitimité peut-on donner à la décision d’un conseil municipal qui fait courir des risques évidents aux territoires voisins simplement au niveau des transports de ces déchets ?

     Non, décidément, nous ne pouvons pas être fiers d’un tel procédé. Ni être d'accord avec ce qui se prépare.


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