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L'impact économique

Les conseils généraux de Meuse et de Haute-Marne sont confrontés aux mêmes problèmes dûs à la ruralité de nos départements : vieillissement de la population, désertification de nos campagnes, chômage important,impact economique
baisse démographique. Pour les aider à faire face à cette problématique, ils ont choisi de croire en 1994 aux promesses de l'ANDRA en acceptant l'implantation à BURE (village situé en limite des deux départements) d'un "laboratoire" de recherche en vue de l'enfouissement des déchets nucléaires. Qu'est-il advenu aujourd'hui en 2003 de ces promesses mirobolantes de développement ?

Les centaines d'emplois que devait engendrer ce chantier ont fondu comme neige au soleil. Il est loin le temps des grand-messes devant les entrepreneurs de nos départements où l'on promettait du travail pour tous.

Où sont passés les dizaines de logements qui devaient être construits pour abriter les personnels de l'ANDRA en particulier ?

En quoi l'implantation de ce qui n'est qu'un "laboratoire" de recherche a-t-elle résolu ou seulement aidé à résoudre les problèmes économiques de nos départements ?

Nous vous laissons libres des réponses à apporter a toutes ces questions

Pour notre part, dès 1996 nous faisions une analyse très critique dans "LA POSTURE D'ATTILA" des retombées économiques d'une telle implantation. Les faits commencent à nous donner raison et ce n'est qu'un début. Qu'en sera t-il de nos départements quand d'un "laboratoire", nous serons passés à un centre de stockage ?

Le développement du tourisme, déjà difficile en raison du climat, sera terminé. Qui ira passer ses vacances à  proximité d'une poubelle nucléaire ? Certainement pas nos amis et voisins belges, allemands ou hollandais dont on connaît le sentiment écologique profond. Fini la "Meuse verte" dont le département a fait son cheval de bataille depuis de longues années déjà. Les pertes d'image de nos départements n'ont jamais été étudiées ou estimées par les responsables locaux qui n'ont de cesse d'être les V.R.P. de l'ANDRA.

L'absence de réaction du monde agricole sur ce sujet est édifiante alors que leur développement est intimement lié à un environnement propre. L'opinion publique ne veut plus acheter des aliments dont la culture a été faite sur des terrains ayant subi des épandages de boues agricoles, elle se méfie de la viande qu'elle achète, a des doutes sur les aliments contenant des O.G.M.. Bref elle réclame la traçabilité des aliments qu'elle consomme. Plus personne n'achètera de produits alimentaires, fussent-ils de qualité quand on saura qu'ils ont été produits à proximité d'une poubelle nucléaire.
Pourtant, sous la pression du politique, le syndicalisme et le monde agricole sont jusqu'à ce jour restés muets. Quelle déception pour ceux qui comme nous dénoncent cette implantation et annoncent depuis longtemps ses effets négatifs ! Qui pourtant mieux que les agriculteurs a vocation é défendre la terre ? Cette terre meusienne et haut marnaise que l'on veut souiller pour l'éternité.

Cela exposé que reste t-il des cinquante millions annuels versés é nos deux départements en compensation de tous les désavantages liés à une telle implantation ? Quelles seront les retombées financiéres en phase de stockage ? Nul ne le sait, pour l'instant il n'est pas évident qu'une telle installation obtiendra de la taxe professionnelle.

Quant aux retombées locales, elles sont bien décevantes pour les maires des cantons concernés. En effet, tous les projets de développement local sont soumis à la règlementation française et européenne en matière de subventions.
Les projets en cours aux alentours de Bure obtiennent donc exactement le même financement qu'ailleurs, sans possibilité de dérogation. Là encore, les communes n'ont rien gagné sinon les ennuis liés à la réputation du laboratoire. Fermez le ban !


Pour conclure nous pensons que les décideurs départementaux pour s'être prononcés trop rapidement et seulement sur l'aspect financier à court terme, se sont gravement trompés pour le développement futur de nos départements. En un mot comme en mille, pour avoir ignoré la problématique de ce qu'on leur proposait, ils ont mal bradé nos départements et les ont condamnés à une mort économique certaine.


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